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Pourquoi 75 % des enfants abandonnent leur sport vers 13 ans ?

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Le saviez-vous : 75 % des enfants abandonnent leur sport vers 13 ans ?

Parce qu’ils n’éprouvent plus de plaisir ni à l’entraînement, ni pendant les compétitions.

En tant que parents, nous avons la responsabilité de construire la confiance de notre enfant en s’assurant qu’il se sente performant tout en s’amusant. La plupart des jeunes sportifs doivent faire face à une immense pression face aux différents challenges qu’ils rencontrent, qui si elle n’est pas comprise, ni gérée peut entrainer un manque de confiance en soi ou pire une perte d’estime de soi.

J’espère que cet article vous permettra d’identifier les blocages mentaux de votre enfant et de prendre conscience que parfois votre attitude en tant que parent ou coach peut nuire à ses résultats. Lire la suite…

Beaucoup de parents et de jeunes enfants ont du mal à admettre qu’une approche psychologique appropriée peut les aider à progresser et qu’un bon entrainement mental est aussi salutaire qu’un bon entrainement physique ou technique. La dimension mentale de la performance fait peur et renvoie à des idées reçues auxquelles nous avons tous été plus ou moins confrontés. Avoir besoin de muscler son mental n’est pas une maladie mais un moyen de progresser plus facilement. La psychologie sportive permet de réveiller ou d’éveiller le potentiel mental de chacun pour optimiser ses performances. Mon but est d’aider les coachs, les parents et les enfants à vivre une expérience sportive plus saine et satisfaisante et ainsi leur éviter les sentiments de frustration souvent liés à la pratique d’un sport de compétition. L’entraînement mental permet de dépasser les barrières psychologiques qui empêchent d’exploiter son talent et ses compétences.

Comment savoir si un jeune a besoin de travailler mentalement ? Je dirais que tout le monde a intérêt à aborder cet aspect de la performance. Plus nous éduquons de bonne heure les enfants à entrainer leur mental moins ils seront réticents quand le besoin surviendra de s’approprier les différentes compétences psychologiques.

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Répondons d’abord à quelques questions concernant certains blocages que l’ enfant peut rencontrer.

  • Est-ce que votre enfant joue mieux à l’entraînement qu’en compétition ?
  • Est-ce votre enfant se sent complexé quant au regard que les autres peuvent penser de ses résultats.
  • Est-ce que votre enfant doute de lui avant ou pendant une compétition ?
  • Est-ce que votre enfant est si anxieux qu’il perd sa lucidité et son sang-froid ?
  • Est-ce que la peur de perdre le submerge et affecte sa performance ?
  • Est-ce qu’il est facilement distrait par l’environnement ?
  • Est-ce qu’il devient facilement frustré ou en colère dès que les choses tournent mal ?
  • Est-ce qu’il passe d’un sentiment d’euphorie quand il gagne à un sentiment de découragement quand il perd.

Et maintenant répondons à quelques questions concernant l’attitude en tant que parent :

  • Est-ce que la manière dont je coache mon enfant interfère avec ce que préconise son entraineur ?
  • Mon attitude avant, pendant ou après la compétition, gêne-t-elle mon enfant ? L’embarrasse-t-elle au point de perdre confiance et d’éprouver de la colère contre moi ?
  • Mon enfant est-il vraiment motivé ou dois-je le pousser à s’entraîner ou à jouer en compétition ?
  • Fait-il du sport pour me faire plaisir ?

Les enfants doivent faire face à différents challenges tous les jours, à l’école, sur les stades, sans leur donner les moyens de relever ces défis.

Votre rôle en tant que parent est d’identifier ces challenges pour les aider dans leur apprentissage.

Le « top 5 » des challenges que doit affronter votre enfant en compétition :

  • Il joue mieux à l’entraînement qu’en compétition. Il ne comprend pas pourquoi et bien souvent les parents non plus. Alors qu’il se sent libre, confiant et détendu à l’entraînement, il se retrouve tourmenté, en proie au doute en compétition. La peur d’échouer ou de trop grandes attentes ou une autocritique permanente sont souvent à la racine de cette différence de niveau.
  • Votre enfant n’arrive pas à bien performer quand des gens importants le regardent. Il a le trac et ne parvient pas à oublier l’environnement pour se concentrer sur son jeu. Il s’inquiète trop de ce que les autres vont penser de sa performance comme si son résultat faisait de lui une bonne ou mauvaise personne.
  • Votre enfant affiche une belle confiance en lui à l’entraînement mais quand vient le moment de jouer en compétition, il doute de ses capacités et sa confiance fond comme neige au soleil.
  • Alors que votre enfant semble relâché et détendu à l’entraînement, il est paralysé par l’anxiété et la peur dès qu’un match commence. La peur de perdre le pousse à sur jouer et à se préoccuper dès le départ du résultat.
  • Il perd sa lucidité et sa concentration dans les moments importants.

En tant qu’entraîneur et aussi parent, mon expérience m’a appris que nous n’écoutons pas assez nos enfants. Nous leur faisons de beaux discours parfois anxiogènes ou rassurants mais notre langage verbal et corporel sans parler de notre regard est le plus souvent pénalisant.

Écoutons-les et regardons-les avant de parler. Ils ont tant de choses à nous dire et alors nous saurons, quand et comment leurs murmurer quelques conseils avisés.

Je vous souhaite toutes les plus belles victoires du monde.

A propos de Brigitte Simon

Joueuse de tennis professionnelle dans les années 80, 36ème joueuse mondiale en 1978, l'année où j'ai atteint les 1/2 finales de Roland Garros, plusieurs fois championne de France et n°1 française, j'aide et j'accompagne les sportifs de tout âge, de tout niveau à réveiller leur potentiel mental pour optimiser leurs performances. Je vous souhaite toutes les plus belles victoires du monde.

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2 Comments

  1. aubert

    4 juin 2018 at 12 h 10 min

    c’est très intéressant ce que vous parlez là.
    Je retrouve ne partie sur mon fils et ces colère dans le sport.
    j’aimerai avoir des conseils de votre part.
    Je ne crois pas qu’on arrivera tout seul à surmonter ces problèmes.

    cordialement

    Alexandre Aubert

  2. MALTAS

    29 août 2018 at 13 h 03 min

    Tout le monde disait que j’étais douée. J’ai été Championne régionale en 1975 et sélectionnée aux Championnats de France interligues la même année à ROLAND GARROS. En 1977 sélectionnée aux Championnats de france minimes au TOUQUET. Jean-Paul LOTH m’a découverte lors d’un tournoi que j’ai remporté à la BAULE, suite à cela il à téléphoné pendant près d’un an à mon Club pour que l’on me laisse partir sur PARIS, il voyait en moi une 1ère série Française mais plus tard conseilla à MR BARBARIN (mon entraineur) de laisser les entrainements sous peine d’y laisser sa chemise car les parents de cette enfant douée n’avaient pas d’argent …. ILS ONT DECIDE A MA PLACE ET LA PLACE DE MES PARENTS CAR NOUS N’AVONS JAMAIS RIEN SU DE TOUT CELA, JE L’AI APPRIS PLUS TARD PAR MON ENTRAINEUR QUI ÉTAIT EN FIN DE VIE, mais il était trop tard ……….Voilà le monde du sport. Un chapitre de ma vie qui m’a fait beaucoup souffrir, j’étais mise en quarantaine car j’étais issue d’une pauvre famille avec 5 frères et soeurs. On se moquait de moi parce-que je n’avais pas de belles tenues de tennis, quand ont partaient en stage un des parents suivait son enfant, chaque jour ont partaient du centre d’hébergement pour aller au club dans une belle voiture Mercedes ou BMW, pas moi on ne voulait pas de moi dans la voiture et on me disait  » dépêche toi Cora ne sois pas en retard  » alors je partait à travers les champs de pins à pied alors que je n’avais que 12ans. Une maman a fait une réflexion avant un de mes matchs devant tout le monde « quel honte ! il n’y a pas quelqu’un qui peut lui prêter une jupe ? ». Un autre jour, à la Baule pour une emission sur FR3 Jean-Paul LOTH, à fait sortir tout le monde du court et dit « je veux le petite en rouge les autres sortez » Je sors car très timide, et la maman dit à sa fille mais reste tu vois bien que c’est toi ! tu as du rouge !  » Mais non Jean-Paul LOTH cria « Non non je veux la petite gauchère  » c’était moi. Il m’envoie quelques balles à la régulière en fond de court et je me retourne pour aller chercher quelques balles derrière et là, la maman me dit « Regarde moi pas comme ça espèce de petite prétentieuse, ce n’est pas ta place ici !  »
    Et je pourrais continuer…..
    Je me suis vraiment retrouvée dans tout ce que vous dites.
    J’aurais pu être bien meilleure, mais j’étais en souffrance, une souffrance que j’ai caché à mon entraineur et à mes parents.

    A bientôt

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