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Apprenons à nos enfants à être fiers d’eux-mêmes

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Les enfants ne pensent pas de la même façon que les adultes. Ils voient les choses différemment et leur façon de voir varie selon les âges, le sexe et même selon le sport pratiqué. Ils ne limitent pas la notion de succès à la victoire mais cherchent plus à acquérir des aptitudes qu’à vaincre les autres. Les enfants de moins de dix ans n’ont pas d’attentes précises car leur capacité à évaluer leurs propres aptitudes se développe lentement. Pour les enfants de cet âge terminé la course peut signifier le succès, qu’ils aient terminé premier, deuxième ou dernier. Lire la suite…

Ils commencent à comparer leurs aptitudes à celles des autres enfants vers six ou sept ans. Ils se demandent si les autres peuvent faire les mêmes choses qu’eux. Et les choses difficiles sont juste celles que très peu d’enfants réussissent à faire. Ils ne savent pas faire la différence entre l’aptitude, l’effort ou le talent.

Le rôle des parents et des coachs :

Comme les enfants apprécient mal leurs propres aptitudes, ils doivent faire appel à un œil extérieur pour savoir comment ils se situent par rapport aux autres et savoir mesurer leurs progrès. Les parents et les coachs ont donc l’immense responsabilité d’établir des objectifs raisonnables qui sont à la portée de l’enfant.

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C’est pourquoi le rôle de l’entraîneur et des parents est primordial. Les enfants étant incapables d’évaluer leurs propres aptitudes, ils doivent interpréter leurs expériences dans les yeux, les gestes et les paroles des adultes. Chaque mot, chaque geste, chaque regard constitue un jugement sur leur prestation. L’attitude, le comportement, la pédagogie de l’entraîneur prend alors toute sa dimension. Savoir corriger une technique, favoriser un comportement ou souligner un défaut, une erreur est un facteur déterminant du développement ou de la perte de l’estime de soi chez les jeunes sportifs.

L’estime de soi :

L’estime de soi est la base sur laquelle reposera et se construira le mental de l’enfant. Aider l’enfant à prendre conscience de sa valeur personnelle, lui apprendre à assumer ses responsabilités, à répondre à ses besoins, à s’affirmer pour qu’il puisse être conscient de ses forces et ses vulnérabilités, c’est le premier enjeu et non le moindre de tout enseignant.

Félicitez les enfants :

La construction d’une bonne estime de soi se fait en mettant l’accent sur les forces plutôt que sur les faiblesses. Un bon entraineur doit utiliser une approche positive pour favoriser un sentiment de sécurité propice à la confiance en soi. Félicitez les enfants, reconnaître leurs progrès même si les habiletés sont en cours d’acquisition est primordial pour que l’enfant associe l’apprentissage à la notion de plaisir. Certains chercheurs suggèrent même d’encourager plusieurs fois l’enfant avant de lui donner des directives techniques ou des conseils. L’approche « sandwich » pour corriger les erreurs consiste à offrir un conseil technique entre deux encouragements afin de mettre l’accent sur les points forts de l’enfant.

Récompensez ce qu’ils font de mieux :

Avoir des attentes réalistes sur les aptitudes des jeunes sportifs est un pré-requis pour ne pas saper leur confiance encore fragile et précaire à leurs âges. Souvent nous traitons les enfants comme de petits adultes et accordons trop d’importance au résultat. Récompenser leur combativité, leur effort en appuyant sur ce qu’ils ont fait de mieux pendant un match, une course est un autre pré-requis pour une estime de soi positive. Si l’enfant est persuadé que les personnes qui l’entourent attachent de l’importance à ce qu’il fait, à ce qu’il réussit, à ce qu’il est et ce qu’il veut devenir, il intégrera une bonne image de lui-même, de ses capacités à relever les défis et sera fier de lui.

Avant d’être fiers de leurs exploits sportifs, apprenons à nos enfants à être fiers d’eux-mêmes en les aidant à prendre conscience de leurs forces, de leurs compétences pour viser la victoire.

A propos de Brigitte Simon

Joueuse de tennis professionnelle dans les années 80, 36ème joueuse mondiale en 1978, l'année où j'ai atteint les 1/2 finales de Roland Garros, plusieurs fois championne de France et n°1 française, j'aide et j'accompagne les sportifs de tout âge, de tout niveau à réveiller leur potentiel mental pour optimiser leurs performances. Je vous souhaite toutes les plus belles victoires du monde.

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