Sport/Mental

Sortez de votre zone de confort !!!

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Pour pouvoir progresser dans n’importe quel sport, il faut savoir sortir de sa zone de confort.

Nous avons tous plus ou moins d’habilités dans le sport que l’on pratique, quelque soit son niveau de jeu. L’un sera plus performant dans le style défensif, l’autre dans un style plus offensif. Tout dépend comment on a appris à jouer, sur quelle surface, de ses qualités naturelles, de son tempérament, et aussi et surtout de la manière de s’entraîner.

On a déjà vu qu’il était important de continuer à travailler ses points forts car ils nous apportent le capital confiance dont nous avons besoin pour bien négocier tactiquement un match mais ce point de vue ne saurait occulter le fait qu’il nous faut aussi développer des acquis dans des phases de jeu où l’on excelle moins.

Si je prends l’exemple du tennis que je connais bien, un attaquant sera forcément au cours d’un match contraint de défendre, de temporiser l’échange et de s’adapter au jeu de son adversaire. S’il part du principe qu’étant un adepte du service volée et du « chip and charge »chaque point joué ne dérogera pas à sa règle d’or d’attaquer sur tout ce qui bouge, et de vouloir gagner le point en deux ou trois frappes de balles maximum, le nombre de fautes directes et de points donnés à l’adversaire gratuitement, ce qu’on appelle aujourd’hui dans les statistiques télévisuelles « unforced errors » risquent fort d’être impressionnantes. Impressionnant, c’est en général l’adjectif que l’on donne facilement à un joueur offensif quand on le regarde jouer, ses points gagnants étant de fait suffisamment spectaculaires puisqu’il va mettre son adversaire loin, très loin de la balle. Mais combien de points impressionnants et combien de fautes directes, la faute directe étant par définition une prise de risque sans raison ou sans réelle difficulté d’exécution sauf un mauvais placement au moment de frapper la balle.

Et si je prends mon exemple personnel, moi qui étais une véritable rameuse de fond de court, il m’a fallu bien du courage pour me rendre à l’évidence que pour progresser il me fallait quand même apprendre à frapper la balle plus tôt, plus haut, à moins reculer et à monter au filet quand les circonstances l’imposaient. Quand je parle de circonstances, je parle de phases de jeu qui vous forcent à changer votre tempérament, qui vous forcent à sortir de votre zone de confort.

Combien de matchs ai-je finalement perdus, voulant assurer le score, voulant à tout prix développer un style de jeu que je maitrisais bien ? Beaucoup… Mon incapacité à sortir de ma zone de confort dans certains matchs m’a fortement pénalisée.

zone de comfort

Dans un match qu’il soit de tennis, de foot ou de base-ball (sport que je ne connais pas très bien), il faut savoir s’adapter à l’adversaire et aux opportunités qu’il vous offre. Pour moi, c’est une règle d’or !!! Celui ou celle qui n’a pas compris cela n’est pas un compétiteur ou une compétitrice, car il n’est pas là pour GAGNER mais seulement là pour jouer. Et même si on a tous plus ou moins une tactique d’avant match, ou du moins je l’espère, il faut pouvoir et savoir en changer en cours de match selon : notre forme du moment, de celle de notre adversaire, un début de match n’étant pas forcément la photo d’un deuxième set en tennis, ni à fortiori celle d’une troisième manche décisive.

Donc, il va falloir réfléchir et se donner les moyens de gagner…

Continuer à développer ce que nous savons faire quand le score nous est défavorable est d’une ineptie sans nom.

Plus facile à dire qu’à faire ?

Sans aucun doute. Mais que de regrets allons nous éprouver au sortir d’un match que nous aurions pu gagner si nous étions arrivés à pouvoir sortir notre botte secrète.

Et la botte secrète du sportif, c’est de pouvoir à un moment donné jouer à contre courant de ce qu’il fait de mieux. Pour un attaquant, c’est de pouvoir rivaliser en défense et d’accepter l’échange. Pour un défenseur, c’est de pouvoir attaquer quand l’occasion se présente plutôt que d’assurer coûte que coûte en espérant que l’autre fera la faute le premier.

Ceci à un double avantage. Le premier est de déstabiliser notre adversaire. En effet, quand nous jouons contre un attaquant qui se met à renvoyer tout ou presque tout, nous sommes surpris, pris à notre propre jeu et nous nous sentons beaucoup plus fébriles dans nos propres capacités. Idem pour l’attaquant qui voit le soi-disant défenseur monter au filet dès qu’il en a l’occasion. C’est un schéma qu’il n’avait pas envisagé.

Le deuxième est de nous habituer à sortir de notre zone de confort et de pouvoir progresser dans un domaine du jeu qui ne nous est pas familier. Et de match en match de pouvoir étoffer et diversifier sa panoplie d’arguments face à des adversaires différents.

Sortez de votre zone de confort et explorez cette zone lors de vos entrainements. Croyez-moi, vous en éprouverez d’abord du plaisir car quoi de plus gratifiant que de réussir des coups que vous n’avez pas l’habitude de jouer. Quoi de plus gratifiant que de vous étonner vous-mêmes et de vous savoir capable de temps à autre de pouvoir surprendre votre adversaire.

Surprenez-vous d’abord et voyez votre confiance en vous augmenter car vous avez maintenant d’autres armes à votre arc.

Je vous souhaite toutes les plus belles victoires du monde…

 

A propos de Brigitte Simon

Joueuse de tennis professionnelle dans les années 80, 36ème joueuse mondiale en 1978, l'année où j'ai atteint les 1/2 finales de Roland Garros, plusieurs fois championne de France et n°1 française, j'aide et j'accompagne les sportifs de tout âge, de tout niveau à réveiller leur potentiel mental pour optimiser leurs performances. Je vous souhaite toutes les plus belles victoires du monde.

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